Le syndrome de la référence changeante peut-il s’appliquer en ethnobotanique ?


A l’occasion de la Journée d’Etude Systémique organisée par le groupe PSInstitut le 17 décembre 2021, à la maison interuniversitaire des sciences de l’Homme (MISHA), Eléa Héberlé, chercheuse à Benephyt proposait une intervention sur la question du syndrome de la référence changeante appliqué au domaine de l’ethnobotanique.

Cette contribution au thème de la journée d’étude : “La question de l’observateur dans les approches systémiques” permet de mettre en lumière les biais introduits par le facteur temps lorsqu’on étudie les relations entre les plantes et les sociétés humaines, en particulier concernant leur propriétés pharmaceutiques.

Lorsque l’on s’intéresse à l’objet d’étude de la botanique, les plantes, on fait d’emblée deux constats :
1/ La perte du savoir autour de la botanique et des usages des plantes dans les sociétés modernes occidentales est rapide et réelle depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et l’avènement de la pharmacie moderne.
2/ L’étude des rapports entre les sociétés humaines et les plantes évolue avec les nouvelles technologies et on constate l’émergence de nouvelles façons de pratiquer l’ethnobotanique, avec l’apparition des méta-analyses et l’arrivée de méthodes systémiques. Ces changements s’accompagnent de nombreux questionnements sur la place du chercheur et de l’observateur dans ces disciplines mêlant sciences exactes et sciences humaines. Dans cette communication, nous nous interrogerons sur les conséquences de ces évolutions dans notre rapport à la pratique de l’ethnobotanique. Le syndrome de la référence changeante ou « amnésie écologique » est un concept qui relève au départ de la biologie de la conservation, mais il semble qu’il puisse s’appliquer à l’ethnobotanique.

Pour revoir l’intervention :

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