Quelles nouvelles pistes pour gérer la douleur ? – Rencontres Alumni

Une invitation aux rencontres Alumni

Le 30 mars 2021, lors de la troisième vague de l’épidémie de Covid-19 en France et à la veille d’un nouveau confinement, l’Université de Strasbourg nous a convié à parler de nos travaux lors d’une conférence dématérialisée pour l’ensemble des membres du Réseau Alumni.

A l’occasion de cette 7e session des rencontres Alumni , Hugues Petitjean, directeur de l’entreprise Benephyt et Alexandre Charlet , Chercheur CNRS à l’Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives présentent de nouvelles pistes pour la gestion de la douleur chronique.

L’échange est animé par Eléa Héberlé, communicante scientifique et chercheuse en ethnopharmacologie dans l’entreprise.

Le contexte

Les travaux de l’équipe dirigée par Alexandre Charlet portent sur la compréhension des mécanismes cellulaires qui sous-tendent la régulation de nos émotions, de l’interaction sociale à la douleur, en passant par l’anxiété.
La recherche de nouvelles molécules analgésiques est au cœur de leur travail.

La collaboration de recherche “Neuro-TerPain” est en cours depuis 2 ans avec notre entreprise, spécialisée en recherche et développement en pharmacognosie. Nous avons pour objectif de déterminer les effets analgésiques de traitements à base de composés actifs provenant des plantes du bassin Rhénan.

Après une première collaboration de recherche avec l’équipe d’Eric Marchioni de l’IPHC de Strasbourg, afin d’extraire et caractériser des molécules aux propriétés anti-inflammatoires, nous avons isolé avec succès des monoterpènes, provenant de plantes de la famille des Lamiaceae.

Depuis 2018, l’équipe d’Alexandre Charlet (Equipe 10, INCI UPR 3212) et l’entreprise BenePhyt sont engagés dans une convention de thèse CIFRE ayant pour but de caractériser in vivo leur potentiel thérapeutique.
Pour en savoir plus sur le projet, rendez-vous sur la page présentant notre activité de recherche collaborative.

Les perspectives

Après plusieurs collaborations concluantes avec des laboratoires de recherche académiques, via le recrutement de doctorants en thèse CIFRE, les projets de l’entreprise s’étendent désormais à d’autres familles de plantes et de nouvelles catégories de composés. De nombreuses plantes sont en effet mentionnées dans des herbiers historiques ou dans des traitement populaires. Avec le temps, certains de ces « remèdes » ont été délaissés ou dépossédés de leur renommée, à juste titre ou non. Explorer la littérature sous sa perspective historique permet donc d’exhumer des composés végétaux et des usages empiriques d’intérêt, sous étudiés par la science moderne.

En appliquant cette démarche innovante, multidisciplinaire, guidée par l’éclairage de l’ethnobotanique, nous espérons ouvrir la voie à de nombreuses nouvelles pistes de traitement de la douleur chronique. Pour plus de détails sur les nouveaux projets autour de cette discipline fascinante, rendez-vous sur la page de nos activités ethnobotaniques.

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